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Surconsommation d'alcool: une responsabilité sociétale aussi

Notre environnement de vie promotionne (trop) souvent la consommation d'alcool!

jeunes et alcoolDe nombreuses personnes ont une consommation considérée comme excessive en terme de santé (pour rappel, 14 unités d'alcool par semaine pour une femme et 21 unités pour un homme). 

Pourtant, beaucoup d'entre nous considèrent être "raisonnables" dans leur attitude face à l'alcool. 
Nous sommes en effet souvent persuadés que nous connaissons la limite à ne pas franchir, que cette limite ne correspond pas à des valeurs chiffrées précises, mais que nous sommes capables de ressentir quand nous allons trop loin. 
Cette croyance est partiellement fausse. 

Par ailleurs, l'accessibilité de l'alcool est grande. 
Les connotations positives de sa consommation ne manquent pas: convivialité, moments de plaisir partagés, aspects gustatifs, insouciance, etc.

La publicité est omniprésente et associe la consommation à un univers de moments heureux, de réussite sociale… Quand on connaît les conséquences d'une consommation excessive d'alcool sur les capacités de concentration, les relations sociales, la santé, etc, on réalise combien cette vision peut être mensongère. Les personnes ayant un problème de consommation abusive d'alcool connaissent plutôt des moments de désarroi, des difficultés professionnelles et familiales… 

Pour en savoir plus sur l'alcool, vous pouvez lire sur ce site notre dossier et surfer sur le site de la SSMG www.reseaualcool.be.

La responsabilité sociétale

Le Groupe "Jeunes, alcool & société" a formulé récemment 8 propositions pour interpeller l’État et les mandataires publics sur la responsabilité collective face aux surconsommations d'alcool et leurs conséquences sociales et sanitaires.

Le Groupe porteur "Jeunes, alcool & société" est constitué des associations suivantes: Citadelle - Conseil de la Jeunesse - Groupe Rapid - Infor-Drogues - Jeunesse et Santé - Latitude Jeunes - Ligue des Familles - Modus Vivendi - Prospective Jeunesse - Question Santé - Les Scouts - Univers Santé.

Le groupe est conscient que l'alcool fait partie intégrante de notre culture; ce qui nous pousse ou non à le consommer dépend d’une multitude de facteurs individuels et sociétaux.

Dès lors, il préconise d'aborder ce sujet de manière large et nuancée, en favorisant une démarche de dialogue, de concertation, de sensibilisation et d’observation dans le but de promouvoir des consommations d’alcool plus responsables et moins risquées.

Les huit propositions faites par "Jeunes, alcool & société" sont reprises ci-dessous. Elles visent à faire évoluer les environnements pour qu’ils ne nous poussent pas autant à surconsommer:

  1. Supprimer la publicité pour les produits alcoolisés
    En effet, on ne compte plus les études qui prouvent l'effet très important de la publicité sur la consommation d'alcool!
  2. Clarifier et simplifier la loi
    Une loi doit être compréhensible et appliquée pour qu’elle soit efficace. Si le législateur veut garder une distinction entre certains types de boissons alcoolisées selon les âges (16-18 ans), il est préférable de se baser sur le taux d’alcool puisque l’information est accessible sur les bouteilles et donc disponible à tous. Le groupe propose ainsi la clarification suivante:
    1. En-dessous de 16 ans : aucune boisson alcoolisée
    2. A partir de 16 ans : toute boisson alcoolisée dont le taux d’alcool ne dépasse pas 16°
    3. Au-dessus de 18 ans : toute boisson alcoolisée
  3. Renforcer structurellement l’éducation, la prévention et la réduction des risques
    Les études disponibles et l'échec partiel des politiques répressives montrent qu'il faut donner une place plus importante aux actions éducatives et de promotion de la santé.
  4.  Dépénaliser l’apprentissage parental
    Les adultes doivent pouvoir accompagner le jeune et l’éduquer au "bien boire", aux plaisirs qualitatifs (et non quantitatifs) mais aussi aux risques qui y sont liés. Le texte de la loi actuelle "Il est interdit de vendre, de servir ou d’offrir... » devrait être complété par la mention "à titre commercial ou promotionnel".
  5. Créer un conseil fédéral de la publicité
    En effet, la publicité nous manipule et limite notre liberté de faire un choix éclairé en matière de consommations. Seul un contrôle public de la publicité permet de garantir au citoyen un niveau de protection élevé et effectifC
  6. Rendre l’eau gratuite dans l’horeca
    En effet, les risques encourus par le consommateur sont exacerbés par la déshydratation que l’alcool provoque. L’accès gratuit à l’eau faciliterait une consommation alternée de boisson alcoolisée et d'eau et constituerait donc une politique publique utile.
  7. Obliger l’étiquetage nutritionnel sur les boissons alcolisées
    Outre les informations nutritionnelles, le nombre d’unités standards d’alcool que contient le conditionnement commercialisé faciliterait l’auto-évaluation de la consommation.
  8.  Découpler la publicité alcool des espaces de campagnes de prévention sur les médias publics. 

Plus d'informations: Vers une politique "alcool" cohérente. Site jeunesetalcool.be.

Photo © pressmaster - Fotolia.com && © pict rider - Fotolia.com

Mis en ligne le 09/10/2017

Références
- Dossier "alcool" du site mongeneraliste.be
Vers une politique "alcool" cohérente. Site jeunesetalcool.be.

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